Quid des cures ?

 

Martine et Marie-Jeanne, toutes deux cinquantenaires ont décidé de faire une cure cette année. La première souffre d’asthme depuis quelques années, la seconde de BPCO suite à une scoliose.

 

Martine a choisi AMELIE-LES-BAINS dans les Pyrénées Orientales et Marie-Jeanne ALLEVARD dans les Alpes. Les deux centres thermaux se situent respectivement à une altitude de 234 et 475m et offrent la possibilité de soigner la BPCO, mais Marie-Jeanne n’a pas pu en profiter, puisque les soins spécifiques à la BPCO ne se pratiquent à ALLEVARD que jusqu’au 22 septembre, or elle est arrivée après cette date !

 

Comme Martine n’est pas atteinte de BPCO, mais d’asthme, elles ont eu droit aux mêmes types de soins, même si la dénomination change parfois selon le lieu de cure.

Les soins corporels favorisant la circulation sanguine et la détente :

 

Douche sous immersion : elle se pratique en piscine et permet de masser les zones du corps précisées par le médecin thermal.

 

Des bains de boue : cette boue fluide, à la densité particulière, permet au patient de se mouvoir en état de pesanteur réduite.

 

Rééducation en piscine : sous la direction d’un kinésithérapeute Diplômé d’Etat, des mouvements de gymnastique médicale rééducative sont prescrits.

Types de soins pour les voies respiratoires :

 

Aérosol sonique : un vibreur sonique à basse fréquence, couplé sur les aérosols individuels transmet aux particules une certaine énergie, ce qui leur permet d’atteindre des zones peu perméables de l’arbre bronchique.

 

Bain nasal : à l’aide d’une pipette, le patient emplit ses cavités nasales d’eau thermale afin d’en imprégner les muqueuses.

 

Humage individuel : émission, à la sortie du masque, de gaz thermaux qui agissent directement sur la muqueuse du pharynx

 

Inhalation collective : dans une salle, des aérosols particulièrement fins et abondants sont émis à l’aide d’ultrasons qui permettent à l’eau thermale de diffuser en profondeur dans les voies respiratoires

 

Pratiquement, tous ces soins duraient une dizaine de minutes, ce qui prenait en tout deux bonnes heures au quotidien pendant trois semaines.

Nos deux membres revinrent enchantés de leurs cures respectives.

 

Martine se sentait en pleine forme, mais dut rapidement déchanter lorsqu’elle reprit son travail stressant dans l’atmosphère polluée de Strasbourg ! Elle compte bien retourner en cure l’an prochain, mais en attendant… ?!

 

Marie-Jeanne, elle, eut l’heureuse surprise de constater que son débit inspiratoire avait augmenté de 20 %, et son débit expiratoire de 27 %, lorsqu’elle passa un contrôle chez son pneumologue au retour.

 

Elle reprit ses activités physiques adaptées à Traenheim, dans l’atelier de Kévin, dont elle apprécie le sérieux et la bonne humeur. Elle le remercie chaleureusement et espère bien garder la forme, grâce à ses cours, jusqu’à la prochaine cure.