Conférence BPCO 3 mars 2016 Obernai.

 

 

 

 

 

UNE PREMIERE POUR L’AMIRA !

 

Jeudi soir, 3 mars, l’association de membres insuffisants respiratoires d’ALSACE a eu la chance de pouvoir organiser, à Obernai, une conférence médicale sur la BPCO, cette maladie insidieuse qui ne se guérit pas, mais dont on peut freiner l’évolution . Et surtout, elle a eu l’immense satisfaction d’accueillir le Dr STENGER, pneumologue installé dans la ville. L’assistance était nombreuse et très intéressée.

 

Profitant d’un problème technique qui a obligé le médecin à chercher une solution à son domicile, l’AMIRA s’est présentée : un peu plus de 300 membres, dont 170 insuffisants respiratoires (toutes pathologies confondues) et une petite vingtaine de bénévoles qui se dévouent pour organiser des rencontres, permettant ainsi aux malades de se sentir moins isolés (surtout ceux sous oxygène !), de procéder à des mesures du souffle dans divers lieux publics et de mener – à bien, espérons-nous ! – le  combat pour faire connaître la BPCO.

 

A son retour, le Dr Stenger, toujours empêché d’utiliser sa clé USB, a brillamment fait son exposé, sans notes et sans support d’images ! Il a d’abord expliqué la spécificité de cet organe complexe qu’est le poumon, qui n’a qu’une seule fonction, servir d’interface entre l’air et le sang et qui participe à une chaîne avec le cœur et les muscles. Puis il a abordé le problème de la BPCO, un acronyme qui englobe la bronchite chronique et l’emphysème. En cause, tout ce qu’on peut inhaler, en particulier, le tabac, surtout s’il y a une prédisposition individuelle ou familiale. Ce qui dérange le plus le malade, c’est l’essoufflement, à l’effort d’abord, puis avec l’évolution de la maladie, même au repos. Des exacerbations sont à craindre, lors d’une infection par exemple, et peuvent contraindre le malade à des hospitalisations répétées. L’incidence sur le moral de la personne va de pair avec la pathologie. Il existe des médicaments bien sûr, des bronchodilatateurs, des corticoïdes qui soulagent le malade mais n’empêchent pas l’évolution défavorable. Le patient doit se prendre en charge, compter sur lui-même, changer de mode de vie et bannir la sédentarité.

 

Quatre membres de l’AMIRA, dont trois sous oxygène, ont alors brièvement expliqué leur quotidien de malades atteints de BPCO, maladie qui se manifeste en général vers la cinquantaine et qu’ils essaient de « maîtriser », grâce à des activités physiques adaptées. Tous avaient ainsi participé au Vélo-Tour de 100km sur quatre jours en 2014.

 

Ce fut ensuite le tour de M. Marck, kinésithérapeute, qui a parlé de sa pratique sportive adaptée aux malades. Son jeune collègue a présenté le réentraînement à l’effort sur ergo-cycle, et M. Algeyer, professeur de sport, qui assure les activités physiques adaptées tous les samedis matin de 10h-11h30 à Traenheim, a évoqué le transport de l’oxygène dans les muscles des membres supérieurs et inférieurs grâce au sport. Il a également mis l’accent sur le côté ludique des séances, et le plaisir pour les malades de se retrouver. Pour terminer, M. Marck a invité le public – grâce à deux petits exercices pratiques – à prendre conscience de l’importance du diaphragme dans le mouvement respiratoire.

 

C’est Mme Muller Kruchen qui a clos la conférence en commentant des projections sur le sevrage tabagique, les difficultés physiologiques, psychologiques et comportementales auxquelles se heurtent les malades, mais aussi les nombreuses solutions proposées, ainsi que les bienfaits qu’apporte l’arrêt de la cigarette. Et pour un patient atteint de BPCO le sevrage est – évidemment – vital !

 

Le verre de l’amitié offert par l’AMIRA a permis ensuite au public d’aborder les intervenants de manière plus personnelle. Un grand merci à tous les participants d’avoir soutenu l’AMIRA dans son combat contre ce fléau qu’est la BPCO.