Visite de « CHAMPICHOUX »

 

 

 

Encore un "Menu du jour gastronomique" ! Après le restaurant à l'Agneau de Pfaffenhoffen le mois précédent, nous nous retrouvons - en ce jeudi 15 novembre - à 37 personnes au "Boeuf" à Blaesheim. Si nous n'y prenons garde, nos "Amiradiens" vont développer des goûts de luxe ... Mais quel plaisir de se retrouver "en famille" autour d'une bonne table !

 

 

 

Après le déjeuner, nous quittons Blaesheim en direction de Geispolsheim, et découvrons en plein champs, l'entreprise Champichoux. Nous prenons place dans une salle de projections, mais le patron, Monsieur Martin Schwaederlé commence par nous raconter les débuts de son entreprise à l'époque où il fabriquait lui-même les substrats - à base de paille de blé essentiellement - pour ses pleurotes.

 

 

 

Actuellement, il les fait venir en ballots, emballés dans du plastique percé de petits trous, ensemencés avec du mycélium de champignon. Selon la température, les pleurotes - gris ou jaunes - poussent en une dizaine de jours. Ils sont riches en protéines, en phosphore, en fer et en zinc et ont des propriétés anti-cholestérol. La différence entre ces deux types de pleurotes, c'est que le jaune ne pousse qu'en été et qu'il est plus parfumé.

 

 

 

L'entreprise cultive également le lentin de chêne ou Shiitake, venu tout droit du Japon, et dont les remarquables vertus thérapeutiques sont utilisées depuis des siècles en médecine chinoise : en consommer augmente la vitalité du corps et lui permet de mieux résister aux agressions extérieures. Lui aussi est connu pour agir contre le cholestérol.

 

 

Après la projection du film, nous visitons le bâtiment où poussent les champignons. Tandis que les pleurotes traversent allègrement le plastique d'emballage, il faut retirer ce dernier pour les lentins de chêne. Et surtout il faut régler l'éclairage, l'humidité, la température - idéalement 12 à 15° pour les pleurotes, un peu plus pour le lentin - et veiller à l'aération du local pour favoriser une bonne myciculture.

 

 

 

Pour finir, nous traversons un couloir vitré qui permet d'entrevoir les salles de transformation du champignon en produits finis : quiches, nems, ravioles, mille-feuilles, pizzas, galettes. Il ne reste plus que la séance de dégustation de quelques plats cuisinés après un débriefing de nos connaissances acquises au cours de la visite.

 

 

 

Une après-midi très instructive. Seul regret pour ma part, nous n'avons pas pu profiter d'une cueillette de champignons frais ! Mais ils étaient tout de même disponibles à la vente en magasin.