LE CONSERVATOIRE DES AUTOCARS ANCIENS DE WISSEMBOURG
L’aventure commence avec l’absence de signalisation sur le GPS ! Pas moyen de trouver la rue du Fort St-Rémi ! Alors ceux qui n’ont pas pris la précaution de vérifier sur Internet comment se rendre au conservatoire se sont fait piéger et certains ont même fait un petit tour en Allemagne ! (A 3km, il est vrai !) Mais peu après l’heure du rendez-vous, nos 25 membres se sont retrouvés dans l’immense hall d’exposition ce 23 août.
Et nous nous sommes fait gâter par les bénévoles de l’association des autocars anciens : Mauricettes en apéro/entrée, tartes flambées à volonté et un vacherin glacé café, chocolat ou café, menthe au choix – à tomber raide ! rivalisant avec celui d’un pâtissier-chef ! Le tout arrosé avec un petit Auxerrois du cru !
Après ce succulent déjeuner, nous découvrons une collection exceptionnelle d’environ 200 véhicules. Première question de notre guide : différence entre autocar et autobus ? J’avoue que je ne m’étais jamais posé la question ! Eh bien, l’autobus circule en ville, à vitesse relativement faible et marque de fréquents arrêts ! Je mourrai donc moins bête… mais je mourrai quand même, selon la formule consacrée d’ARTE !
L’association fut créée par une poignée de passionnés qui voulaient sauver de la destruction d’anciens véhicules de transport en commun. Ce sont tous des bénévoles qui consacrent de nombreuses heures à entretenir, réparer, restaurer certains véhicules selon les moyens financiers et humains. Ils organisent également beaucoup de manifestations pour récolter des fonds, car ils ne bénéficient d’aucune subvention.
Notre guide qui a participé au rapatriement de certains cars, émaille son récit d’anecdotes rocambolesques. Certains des véhicules sont extraits de la forêt avec tous les épisodes que peut comporter un pareil sauvetage ! L’une des épaves est d’ailleurs présentée avec des arbres qui ont poussé à l’intérieur de la carrosserie !
Comme la présentation se fait de manière chronologique, nous mesurons aussi l’évolution de l’automobile, dont le moteur se situait dans un premier temps à l’extérieur du véhicule avant d’être intégré à l’avant pour finir à l’arrière de l’habitacle afin de réduire considérablement le bruit.
Mais le clou de la visite, c’est « l’excursion » en autocar d’époque ! Les villages que nous traversons sont admirablement fleuris. Mais nous profitons aussi de la puanteur du gasoil et de la conduite chaotique sans amortisseurs. Le conducteur, lui se fait les biceps en tournant le volant et grâce au klaxon prévient dans les virages qui ne se prennent pas à angle droit. Il faut de l’espace à notre engin.
Le plus drôle, c’est la réaction des badauds devant ce véhicule hors d’âge, chargé de passagers datant de la même époque ! Leur hilarité est telle qu’elle gagne les occupants du car.