WINGERSHEIM LES QUATRE BANS
Capitale du houblon d’Alsace
Nous devions être 44 personnes ce jeudi 9 juillet, mais deux membres craignant la chaleur ont annulé leur participation ! Dommage ! Il a fait si agréablement frais sur la plateforme du tracteur ouverte aux quatre vents ; les plus frileux auraient même apprécié une petite laine !
Notre visite du sentier du houblon a débuté par une projection dans une salle climatisée. Ceux qui ont de la mémoire, savent désormais « tout, tout, tout sur le houblon » ! Il lui faut trois ans pour atteindre sa maturité et son plein rendement. La variété la plus répandue est le « Striesselspalt ». La houblonnière est constituée de solides poteaux et de câbles tendus. Le haubanage est complexe parce qu’il faut éviter qu’un coup de vent ne fasse chuter l’ensemble. Au printemps, seules les trois lianes les plus vigoureuses sont conservées et enroulées sur un fil dans le sens des aiguilles d’une montre. Le houblon pousse très vite, jusqu’à 20 cm par jour par temps de pluie. Il atteint une hauteur de 6 à 10 m. Une liane peut compter jusqu’à 7000 cônes. Le rendement est de l’ordre de 2 tonnes à l’hectare. En brasserie on n’utilise que les cônes des plants femelles non fécondés, les mâles empestent ! La durée de vie du houblon est d’environ 20 ans.
Après la projection, nous grimpons sur la remorque couverte d’une toile nous protégeant du soleil. Elle peut accueillir jusqu’à 80 participants. Il faut reconnaître que Wingersheim prend soin de ses visiteurs et met tout en œuvre pour mettre en valeur son patrimoine. Nous dépassons la fontaine pour monter dans les houblonnières. En chemin, nous croisons un tracteur muni d’une échelle surmontée d’un panier. L’engin permet aux agriculteurs de remettre sur le fil les lianes un peu trop indépendantes. C’est que le vent a soufflé fort les jours précédents ! Après un virage à angle droit et quelques secousses, nous atteignons le point culminant, planté de la Croix de l’année sainte. L’endroit offre une vue imprenable sur la vallée de la Zorn et au loin, sur la flèche de la cathédrale de Strasbourg et la Forêt Noire. Nous dépassons la maison du garde-forestier pour retourner au village qui compte quelques maisons juives, reconnaissables à leurs fenêtres en forme de table de la loi. Il faut savoir que le village comptait une forte communauté juive par le passé. Nous traversons pour finir la rue Bashung, où se trouve la maison de la grand-mère de l’auteur d’« Osez Joséphine ». C’est là que le jeune garçon a passé ses étés jusqu’à l’âge de 13 ans. Et le hasard veut que l’heureux propriétaire actuel ne soit autre que le conducteur de notre tracteur !
De retour aux ateliers municipaux, c’est l’heure de l’apéritif …avec bière et bretzel bien entendu ! A deux pas de là, nous attend pour le déjeuner le restaurant « A l’Etoile » recommandé par Gault et Millau ! Et ce qui est tout à son honneur, le personnel y est aux petits soins pour nos handicapés !