MUSEE DE L’IMAGE POPULAIRE ET SYNAGOGUE

 DE PFAFFENHOFFEN.

 

Ce jeudi, 13 novembre, nous sommes 35 personnes inscrites pour les 2 visites à Pfaffenhoffen. La moitié des membres part découvrir la synagogue. Pendant ce temps, la guide restée au musée, un bâtiment rénové de style Renaissance, explique l’origine des images confectionnées aux XIXe siècle en Alsace.  Des imagiers-peintres travaillaient à la demande des habitants pour conserver, par l’image, les moments de joie et de peine de la vie : naissance, baptême, confirmation, devoir militaire, amitié, mariage, mort. Ainsi, on offrait à la naissance (si la famille en avait les moyens !) une pièce de monnaie qui était emballée dans un papier savamment plié et découpé au canivet (petit poinçon). Le musée expose un certain nombre de ces œuvres d’une finesse rappelant la dentelle. On utilisait aussi les cheveux de la défunte pour confectionner la couronne ci-contre : un véritable travail d’artisan ! Le temps imparti était, hélas, un peu trop succinct pour apprécier tous les tableaux, les peintures sur verre aux couleurs souvent éclatantes, leur diversité et leur infinie richesse !

Ensuite, nous avons découvert l’ancienne synagogue, qui a survécu au régime nazi, car incluse dans une brasserie ! De l’extérieur, seule la mezouzah, une petite encoche dans le mur à côté de la porte d’entrée, permet de reconnaître qu’il s’agit d’une maison juive. Classée au titre des monuments historiques, elle a bénéficié d’importants travaux de restauration. Elle est à la fois lieu de culte et centre communautaire. Elle a servi d’école, de centre d’hébergement, (une petite pièce était réservée au colporteur de passage), de cuisine, et de Mikwe : en soulevant une trappe, on découvre le bain rituel. Dans sa simplicité et sa sobriété, tant extérieure qu’intérieure ce bâtiment est l’exemple typique d’une synagogue rurale du XVIIIe siècle. A l’étage, se trouve la salle de prière réservée aux hommes (les femmes sont à l’écart derrière un paravent à clairevoie en bois.) Dans le mur oriental se situe une magnifique arche sainte qui abrite les rouleaux de la Thora. Au-dessus d'elle, un oculus garni de verres multicolores servait « d’horloge ». Lorsqu’on ne pouvait plus distinguer les couleurs parce que la lumière décroissait, on savait qu’on pouvait clore le Shabbat.

 

Cette matinée très enrichissante s’est terminée au buffet généreusement garni du Restaurant Bel’Air à Uberach.